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Lexique et vocabulaire de serrurerie - éléments d'une porte et d'une serrure

Vous trouverez sur cette page les définitions et les termes techniques servant à désigner les pièces et éléments de porte et serrure utilisés en serrurerie, en menuiserie et dans le domaine du bâtiment en général.

Vous trouverez dans un premier temps des schémas généraux vous permettant de situer et identifier les pièces et éléments de vos portes et serrures. Vous trouverez dans le reste de l’article les mots et leurs définitions. Les mots du lexique sont classés par ordre alphabétique et sont accompagnés de photos et schémas annotés.

Schémas d'éléments de porte et serrure

Vous trouverez plus en bas de l’article les définitions et détails de tous les éléments présents sur les schémas

schéma porte dormant ouvrant huisserie cadre bâti battant vantail
Éléments principaux d'une porte par type : Dormant, Ouvrant, Mécanisme de verrouillage et ferrure.
schéma ouvrant battant vantail montant traverse basse haute intermédiaire
Éléments de l'ouvrant : Panneaux, Montants, Traverses.
Schéma pêne demi tour pêne dormant têtière fuillot carré cylindre entraxe
Éléments de serrure encastrée monopoint de marque ABUS. Ici un pêne dormant rectangulaire en position déverrouillé.
schéma cylindre rotor stator panneton entraîneur radial paracentrique
Comparaison de deux cylindres de serrure. Le cylindre à profil suisse est plus répandu en Suisse. Leur fonctionnement est identique et repose sur l'utilisation de goupilles.

Barillet

Le mot barillet est un synonyme du mot cylindre. Voir la définition à “Cylindre”.

Bâti

Le mot bâti sert à désigner les éléments de l’encadrure de la porte fixés à la maçonnerie. On utilise également les termes dormant, cadre, chambranle ou encore huisserie. Le bâti est scellé sur une arête ou un parement de mur.

Béquille

Béquille est un synonyme de la poignée de porte.

Bloc porte

Le bloc porte est le mot utilisé pour désigner le battant et le bâti (ouvrant et dormant). La plupart des portes sont aujourd’hui vendues en “bloc porte” c’est à dire vendues avec le bâti (huisserie ou cadre) et le battant (vantail) . Le bloc porte d’intérieur comprend en général les ferrures à savoir les paumelles ou les gonds mais la poignée n’est pas toujours fournie.

Bouton

Le bouton équipe certains cylindres doubles dits “cylindres doubles à bouton”. Le bouton permet de verrouiller et déverrouiller le cylindre à la main depuis l’intérieur du logement ou du local sans avoir besoin d’utiliser la clé. La partie du cylindre située à l’extérieure reste quant à elle inchangée et peut accueillir une clée.

Cadre

Le mot cadre est synonyme des mots bâti, encadrure, huisserie, chambranle ou encore dormant.

Canon

Synonyme de barillet et cylindre. Voir la définition à “Cylindre”.

Charnière

En menuiserie une charnière est un mécanisme permettant la rotation d’un élément par rapport à un élément immobile en fonction d’un pivot. Sur une porte la charnière permet tout simplement la rotation du battant.
 

Elle est constituée de trois pièces :

  • Un premier charnon appelé charnier, se fixant sur le bâti.
  • Un second charnon appelé charnière ou parfois battant, fixé au battant.
  • Une dernière pièce appelée broche ou gond servant d’intermédiaire et donc d’axe de rotation. Le gond ou la broche s’insère dans les noeuds du charnier et de la charnière.
 
Les charnières se doivent d’être résistantes à l’usure puisqu’elles supportent la totalité du poids du battant de la porte. Elles sont ainsi obligatoirement construites en métal tel que l’acier ou l’inox.
 
On trouve une multitude de type de charnière : charnière à double feuillure ; charnière à briquet ; charnière à ressort ; charnière à axe déporté ; charnière piano ; charnière à butée ; charnière invisible en applique ou invisible encastrée ; charnière à noeud ; charnière coudée etc.
 
La charnière remplie la même fonction que la paumelle mais diffère dans la fabrication de ses charnons qui contiennent plus de deux noeuds.

Crémone

La crémone est un mécanisme d’ouverture fermeture utilisé sur les portes à double battant. La crémone est formée de deux longues tringles verticales et d’un boitier sur lequel figure une poignée. A l’intérieur du boitier se trouvent généralement un pignon et une crémaillère. La crémone prends le nom d’espagnolette pour désigner ce type de matériel sur les fenêtres, les volets ou les portes-fenêtre.

Lors du verrouillage l’action de la poignée sur la crémaillère déplace les tringles verticalement en direction du bâti et loge l’extrémité des tringles dans deux gâches, une gâche située sur le seuil et une seconde gâche située sur la traverse supérieure du dormant.

Crochetage

Le crochetage est une discipline faisant partie de l’ouverture fine et consistant à ouvrir un cylindre de serrure sans utiliser la clé mais à l’aide de crochets. Il s’agit bien d’un véritable sujet et ne concerne pas que les films d’espions. Le crochetage est pratiqué par les serruriers, les cambrioleurs, les militaires, les services de renseignements et les passionnés de la discipline.

Le crochetage consiste à actionner et aligner les goupilles du cylindre afin d’entraîner la rotation du rotor. Le crochetage se pratique principalement avec deux outils :

  • Un crochet aussi appelé “pick” adapté au profil du cylindre et servant à palper et appliquer de la pression aux goupilles.
  • Un entraîneur servant à appliquer une légère pression sur le rotor pour le faire tourner une fois que toutes les goupilles sont alignées sur la césure rotor/stator.
Cette discipline peut être très difficile et demander des années de pratique avant de pouvoir ouvrir des cylindres complexes. Ceux-ci sont en effet équipés d’un certains nombres de sécurités empêchant le crochetage telles que des goupilles conçues pour tromper le crocheteur durant la palpation de celles-ci avec le crochet.

Les fabriquants de crochets les plus connus sont Southord, Sparrows ou encore Peterson.

Cylindre

Le cylindre aussi appelé barillet est une des pièces constituant la serrure. L’action de rotation de la clé dans le cylindre enclenche le pêne dormant, celui-ci venant se positionner dans la gâche de porte encastrée dans le dormant et verrouillant ainsi la porte.

Le cylindre est composé de deux pièces principales que sont le rotor et le stator. Le rotor est une pièce cylindrique intégrée au stator. Le rotor est la pièce accueillant la clé et effectuant des rotations. Le stator quant à lui est la partie fixe du cylindre. La rotation du rotor actionne ainsi le panneton aussi appelé entraîneur qui lui déplace le penne dormant (attention à ne pas confondre panneton de clée et panneton de cylindre). Le cylindre peut être double, c’est à dire qu’il est possible d’y insérer la clé des deux côtés de la porte. Il peut également être simple, c’est à dire qu’il n’est accessible que d’un seul côté de la porte, on appelle cela un demi cylindre.

La sécurité du verrouillage offerte par le principe du rotor stator dans les serrures paracentriques ou radiales repose sur l’utilisation de groupilles situées dans des puits de goupilles percées à l’intérieur du rotor et du stator. En effet le rotor du cylindre ne peut tourner dans le stator que si toutes les goupilles qu’ils contiennent sont parfaitement alignées sur la césure rotor/stator par la clée adéquate. Le mécanisme repose donc sur une série de puits de goupilles alignés entre elles et traversant rotor et stator aux mêmes endroits.

Chaque puits de goupilles contient un ressort ainsi que deux goupilles, une goupille active et une goupille passive. Lorsque le rotor est vide, les goupilles traversent la ligne de césure et empêchent le rotor de tourner. L’insertion de la clé positionne les goupilles sur la ligne de césure et permet la rotation du rotor. C’est la taille de la clé aux spécificités des goupilles, c’est à dire la variure, qui permettra d’obtenir la bonne combinaison lors de l’insertion, c’est à dire à l’alignement des goupilles actives et passives sur la césure.

Le cylindre est l’une des pièces les plus importantes d’une porte. Il constitue en effet une pièce stratégique dans la sécurité d’une porte. Le cylindre est l’un des premiers éléments d’une porte et d’une serrure attaqué par les cambrioleurs. Il peut donc être en fonction de sa qualité soit un point faible, soit un point fort. Un cylindre de haute sécurité, notamment les cylindres certifiés A2P, peuvent être particulièrement redoutables faces aux effractions voire même gêner fortement les serruriers qui seraient appelés à intervenir dessus en cas de perte de clé ou de porte claquée.

Les cylindres de hautes sécurité se distinguent des cylindres classiques de par leur construction ainsi que des éléments spécifiques de sécurité dont ils sont équipés. Les cylindres de haute sécurité sont donc premièrement construits à l’aide d’alliages de métaux résistants. Ils sont deuxièmement équipés de barreaux en acier ou de barres de renfort afin de protéger le stator du perçage ou de l’arrachage. D’autres protections concernent les goupilles telles que l’ajout de goupilles, de rangées de goupilles supplémentaires, ou encore de goupilles spécifiques anti crochetage.

La complexité, la finesse et la résistance des cylindres haute sécurité influencent forcément les prix de ceux-ci. C’est la raison pour laquelle il est possible de trouver des cylindres de haute sécurité presque dix fois plus cher que les cylindres entrée de gamme. Néanmoins il est toujours préférable de privilégier les cylindres de haute sécurité ou simplement de gamme moyenne mais disposant de protections utiles. Il est d’ailleurs très facile de changer soit même le cylindre d’une serrure.

Dormant

Le dormant peut faire référence à l’huisserie, le cadre de porte, le chambranle ou encore bâti. De manière générale il sert à désigner toutes les parties d’une porte fixe en opposition avec les parties de l’ouvrant comme par exemple le battant ou le vantail d’une porte.

Le dormant peut comporter des pièces décoratives. C’est notamment le cas des portes anciennes des batiments historiques et religieux dont le dormant est décoré de panneaux en bois sculptés ou en fer forgé.

Entraxe

L’entraxe est sur une serrure la distance qui sépare le fouillot (carré) et le logement prévu pour le cylindre.

Ferme-porte - Groom

Le ferme porte aussi appelé groom est un dispositif mécanique situé en haut de la porte et permettant à la porte de se refermer automatiquement. Le ferme porte peut aussi être utilisé pour maintenir la porte ouverte. Il existe plusieurs systèmes de ferme portes tels que le ferme-porte à bras compas, à ressort ou encore à bras glissière aussi appelé à coulisse. Les ferme portes à bras reposent généralement sur un système hydraulique. Les ferme portes peuvent être externes ou s’encastrer dans le seuil ou le dormant supérieur de la porte.
 
Le ferme porte équipe principalement les portes de services comme les portes de cuisines ou les portes de toilettes.

Ferrure

Le terme de ferrure désigne en menuiserie et serrurerie toutes pièces de quincailleries traditionnellement produites par ferronnerie. Ces pièces ont un rôle d’intermédiaire ouvrant-dormant, elles permettent la mobilité du battant d’une porte ou d’une fenêtre tout en assurant la fixation sur le dormant. Gonds, paumelles, charnières, pentures sont donc des ferrures.

Fouillot

Le fouillot qu’on appelle également “carré” est la partie de la serrure traversée par la tige de la poignée de la porte. Le fouillot est ainsi une pièce percée d’une petite ouverture facilement reconnaissable puisqu’elle est de forme carrée. Le carré femelle que constitue l’ouverture le fouillot accueille la tige de la poignée dont le profil est en forme de carré mâle.

La majorité des serrures encastrable fonctionnent selon le standard du fouillot avec ouverture de forme carrée.

Gâche

La gâche est une pièce faisant office de logement pour le ou les points de fermeture d’une porte (pêne demi-tour, pêne dormant, galet, crochet etc). La gâche peut se présenter sous plusieurs formes. Elle peut être encastrable et disposer de logements en métal, elle peut être constituée d’une simple plaque venant se visser par dessus des logements déjà présents dans le bâti de la porte. Elle peut également être déjà intégrée au bâti et ne pas être démontable, c’est notamment le cas pour les portes entrée de gamme vendues sous forme de bloc-porte.

La gâche s’encastre et se visse dans le cadre de porte, c’est à dire le dormant

Galet

Le galet est l’un des points de fermeture utilisés sur les serrures modernes. A l’inverse du pêne dormant rectangulaire se déplaçant de manière horizontale dans la gâche, le galet se déplace verticalement dans une gâche elle aussi verticale.

Le galet est souvent utilisé comme point de fermeture supplémentaires dans les systèmes de fermeture multipoints. On retrouve ainsi par exemple un pêne dormant rectangulaire principal situé au niveau de la poignée et deux galets plus en haut et plus en bas du pêne dormant principal. On dit alors qu’il s’agit d’une “serrure 3 points”.

Les galets peuvent constituer des points de fermeture supplémentaires mais restent une protection limitée. Il sont en effet facilement forcés par les cambrioleurs et ne doivent pas être considérés comme des éléments de sécurité fiables.

Gond

Le gond est la tige ronde se trouvant sur les paumelles et les charnières. Il permet la rotation du battant ou du vantail de la porte autour de son axe. Le gond est situé à l’extrémité du noeud mâle et reçois le noeud femelle de la paumelle ou de la charnière.

Certaines paumelles et charnières disposent d’un gond amovible que l’on appelle broche. Lorsque des paumelles ou des charnières utilisent des broches, les noeuds sont remplacés par des cylindres creux qu’on appelle charnons.

Goupille

Les goupilles jouent un rôle de combinaison à l’intérieur du cylindre. Elles sont en effet de taille variables et correspondent à la variure de la clée. Lorsque la bonne clé est insérée dans le rotor, celle-ci aligne toutes les goupilles sur la ligne de césure rotor/stator, permettant ainsi la rotation du rotor puis l’enclenchement du pêne dormant.

Les goupilles sont donc situées dans des puits de goupilles traversant à la fois le stator et le rotor. Elles sont maintenues sous tension à l’aide de ressort situés au fond des puits de goupille du stator. On distingue les goupilles actives et les goupilles passives (qu’on appelle aussi piston/contre piston ou goupille/contre goupille). Ainsi lors de l’alignement des goupilles par la clé, les goupilles passives sont repoussées dans la partie du puits se trouvant dans le stator et les goupilles actives restent quant à elle dans le rotor.

Les goupilles sont très importante dans la sécurité du cylindre. C’est pourquoi les modèles de cylindres haut de gamme offrant une haute sécurité face au crochetage sont équipés de goupilles particulières. Il s’agit de goupilles conçues pour résister ou rendre très difficile le crochetage, l’impression de clé, les clés à percussion ou les pick guns (ex : goupille bobine ou diabolo, goupille crantée ou serrated, goupille champignon, goupille intouchable ou dead pin, goupille téléscopique).

Huisserie

Le termes huisserie est un mot ancien qui servait à désigner l’ensemble de la porte et l’encadrement de celle-ci. Aujourd’hui elle sert à désigner l’encadrement de la porte, l’huisserie fait partie du dormant. L’huisserie est donc composée de deux poteaux ou montants, surmontés d’une traverse. L’huisserie peut être construite en métal, en bois ou encore en PVC.

L’huisserie est en principe de la même épaisseur que le mur contrairement au bâti.

Imposte

L’imposte est un élément arrondi ou rectangulaire se trouvant parfois entre la maçonnerie et le bâti de porte ou entre l’ouvrant et le dormant. L’imposte peut être pleine ou vitrée, ouvrable ou fixe. Lorsqu’elle est vitrée et ouvrable, on parle alors de vasistas.

On l’utilise le plus souvent dans le cadre de rénovations lorsqu’il existe un espace trop important entre le mur et le haut de la porte. Cela permet en effet de combler cet espace à moindres frais en évitant de réaliser une porte sur mesure. C’est également une solution pour apporter plus de lumière à une pièce d’entrée trop sombre.

Loquet

Le loquet est un élément de verrouillage servant à la fermeture de l’ouvrant. On parle également de loqueteau. Le loquet ou loqueteau est constitué d’un assemblage de quinquaillerie en métal. Le loquet est typiquement constitué d’une tige plate basculant autour d’un axe et venant se loger dans un cran de gâche.

Le mot loquet est souvent confondu avec les mots verrou ou targette et sont même parfois qualifiés de synonymes. Il s’agit cependant d’une erreur car bien qu’ayant tous pour fonction le verrouillage et/ou la fermeture de l’ouvrant, leur conception est différente.

Il existe plusieurs types de loquets tels que le loquet à poucier, le loquet à bascule, le loquet à boulon simple. Les portes d’anciens trains et métros étaient équipées de loqueteau.

Meneau

Le meneau est la pièce de bois verticale qui sépare les portes doubles, il s’agit d’un montant central que l’on appel parfois montant intermédiaire. Ce terme est également utilisé pour désigner la pièce verticale fixée au bâti et séparant la baie d’une fenêtre à double vantaux.

Montant

Le montant désigne les longues planches de bois ou éléments de PVC verticaux constituant l’ouvrant de porte ou le bâti. On distingue le montant de serrure se trouvant sur le battant du côté de la serrure et le montant de paumelles ou montant de charnière se trouvant lui aussi sur le nbattant mais du côté des paumelles et des charnières.

Ouverture fine et ouverture destructive

L’ouverture fine désigne le fait d’ouvrir une porte ou une serrure sans la clé et sans occasionner de dommages sur la porte, la serrure ou leurs éléments. Le crochetage fait par exemple partie de l’ouverture fine. Le fait pour un serrurier d’ouvrir une porte claquée à l’aide d’une “radio” fait également partie de la définition d’ouverture fine. Certains serruriers privilégient l’ouverture fine cependant celle-ci demande beaucoup de pratique et d’expérience.

A l’inverse l’ouverture destructive désigne toutes les mesures permettant d’ouvrir une porte ou une serrure mais en entraînant inévitablement un dommage ou la destruction d’éléments de celles-ci. Le perçage ou l’arrachage du cylindre font partie des techniques d’ouverture destructive. Les serruriers arnaqueurs privilégient cette méthode puisqu’elle permet de surfacturer aux clients de nouvelles pièces telles que le cylindre. Cette méthode est également privilégiée par les cambrioleurs du fait de leur rapidité d’exécution.

Ouvrant

L’ouvrant désigne la partie mouvante de la porte prise dans son ensemble. L’ouvrant est en réalité ce qu’on appelle simplement la porte dans le language courant. L’ouvrant est rattaché au dormant, cadre ou huisserie grâce aux paumelles, charnières ou encore gonds.

Paumelle

Tout comme les charnières, les paumelles sont des ferrures servant d’intermédiaire entre le bâti et le battant d’une porte et permettant la rotation du battant (vantail) de porte.

Les paumelles se distinguent des charnières en ce qu’elles ne comportent que deux noeuds et sont dégondables. Les paumelles comportent ainsi un noeud mâle au bout duquel se trouve le gond, qu’on appelle aussi pivot ou axe, et un noeud femelle s’insérant sur le gond. Les noeuds sont eux mêmes soudés à des platines aussi appelées lâmes, elles permettent de visser l’ensemble au bâti ou à l’huisserie et au battant.

Les paumelles font parties des éléments d’une porte pouvant être améliorés pour favoriser la résistance de celle-ci aux tentatives d’effraction. On trouve ainsi des paumelles anti-dégondage empêchant la porte d’être simplement dégondée par les cambrioleurs.

Plaque de propreté - Plaque de protection

La plaque de propreté est une plaque extérieure, le plus souvent en métal mais parfois en PVC, on l’appelle également plaque de protection. Elle vient habiller la zone de la serrure et de la poignée de porte, une porte comporte donc deux plaques de propreté. Sont rôle est principalement esthétique pour les serrures standards.

Elle remplie également une fonction sécuritaire en protegeant les contours du cylindre. Elle permet en effet de câcher un éventuel dépassement du cylindre de l’épaisseur du battant de la porte et donc de protéger le cylindre des tentatives d’arrachement par les cambrioleurs. Toutefois la plaque de propreté n’est pas toujours résistante et peut constituer un point faible. Les cambrioleurs peuvent en effet préalablement couper ou tordre cette plaque puis avoir suffisemment de prise sur le cylindre pour l’arracher.

Si votre plaque de propreté est fabriquée selon des normes standards, il est recommandé de ne pas faire dépasser le cylindre dans la plaque de propreté et de choisir un modèle de cylindre à dimensions inférieures. Plus de détails dans “comment changer un cylindre de serrure“.

Panneton

Le panneton aussi appelé entraîneur est la pièce du cylindre d’une serrure actionnant le pêne dormant. Le panneton est ainsi déplacé par rotation lorsque le rotor du cylindre est lui même tourné par la clé. Le panneton se situe dans le même axe que celui du rotor. Le panneton est situé à 7h ou 5h de l’axe du rotor, cette position décalée agit comme protection supplémentaire du cylindre face aux tentatives d’arrachage de celui-ci.

Lors du démontage d’un cylindre, il est nécessaire de tourner légèrement la clée dans la serrure afin de positionner le panneton à 6h de l’axe du rotor et ainsi permettre le retrait du cylindre de la serrure.

Certaines marques de cylindre telles que Mul-T-Lock utilisent des roues dentées à la place de pannetons classiques

Pêne - Pêne demi-tour et Pêne dormant

Le pêne est couramment appelé loquet, en réalité il peut désigner deux pièces différentes. Pêne dormant et pêne demi-tour sont deux pièces amovibles faisant partie de la serrure. Ces deux pièces viennent se loger dans la gâche de porte elle même encastré dans le dormant de porte aussi appelé huisserie.

  • Le pêne demi-tour : Le pêne demi-tour est la pièce en métal servant à maintenir la porte fermée. Il s’agit donc du pêne se déplaçant lorsque l’on actionne la poignée de porte. Dans les serrures encastrables il se trouve haut dessus du pêne dormant.
  • Le pêne dormant : Le pêne dormant est celui qu’on appelle couramment loquet ou verrou, on dit souvent “fermer le loquer” ou encore “faire un tour de clé”. Il s’agit ici de la pièce actionnée par la clé et servant à verrouiller la porte. Le pêne dormant est souvent remplacé par des “ronds” pour les portes de haute sécurité, il constitue en effet un meilleur point de fermeture que le pêne dormant. Le pêne dormant peut être déplacé de manière rectiligne ou être dit “basculant”.

Penture

La penture est une pièce de quincaillerie dont le rôle est comparable à une paumelle ou une charnière. Elle est constituée traditionnellement d’une tige plate percée de passages de vis et venant s’insérer sur un gond.

Son utilisation est ancienne et permettait l’utilisation de battant de porte lourds et renforcés pour la sécurisation des bâtiments. Les pentures ont également été développées dans le domaine de la ferronnerie d’art dans un but décoratif (cathédrales, palais, châteaux).

Point de fermeture

Il existe plusieurs types de points de fermeture :

  • Le pêne dormant de forme rectangulaire, ronds ou oblong. Les points de fermeture ronds sont les plus utilisés pour les serrures de porte de haute sécurité car leur forme cylindrique leur offre une excellente résistance mécanique. La plupart des monobloc de porte certifiés A2P sont ainsi équipés de 3 à 8 points de fermeture ronds.
  • Les galets.
  • Les crochets.

Porte mono-bloc et porte à panneaux

Le termes de porte à panneaux désigne la méthode traditionnelle de construction d’un battant de porte. En effet la fabrication des portes relevait à l’époque de la menuiserie. Les battants de portes ou vantails étaient des assemblages de planches et pièces de bois (montant, traverse et panneau). Ainsi la porte à panneaux désigne les portes dont le battant est constitué d’un cadre (composé de montants et de traverses) et dont le centre est composé de panneaux de bois.

Aujourd’hui les portes d’entrée à panneaux sont majoritairement constituées de PVC et d’aluminium. Mais le principe de fabrication reste comparable, le cadre et le panneau du battant sont fabriqués indépendamment puis sont assemblés et tenus ensembles à l’aide de parcloses. On dit alors qu’il s’agit d’une porte à panneaux parclosés. Il est ainsi facile de distinguer ces portes puisque l’on aperçoit les parcloses, elles donnent l’effet visuel appelé “escalier”.

A l’inverse la porte mono bloc fait référence à une porte dont le battant a été usiné en une seule et même pièce de métal comme l’aluminium ou encore de PVC. L’intérieur de ces battants contient de l’isolant et pour les portes de hautes sécurité des matériaux résistants aux effractions.

Profil de serrure et cylindre - profil européen, suisse et ovale

Le mot profil de serrure peut induire en erreur puisqu’il ne désigne pas la serrure en elle même mais le type de cylindre ou plutôt la forme du cylindre dont elle est équipée. Ainsi lorsque l’on parle de profil de serrure on fait référence à la forme du cylindre. Les différences entre les profils résident dans la forme du cylindre uniquement, leur mécanisme de fonctionnement interne restent les mêmes (rotor, stator, panneton entraîneur etc.).

La question du profil de serrure se pose surtout en cas de changement de cylindre puisqu’il est nécessaire de se procurer un cylindre de même type sans quoi il est impossible de l’installer dans la serrure.

  • Serrure à profil européen : Il s’agit des serrures les plus utilisées en europe. Sur ces serrures, le rotor et le haut du stator sont plus larges que la partie basse du stator.
  • Serrure à profil suisse : Ces serrures équipent les portes d’entrées ou les boîtes aux lettres. Le cylindre suisse est dit “rond” c’est à dire que le stator est de forme ronde et qu’il accueille le rotor dans sa partie centrale haute. Le cylindre à profil suisse est intéressant en termes de sécurité puisque sa forme ronde rend plus difficile les attaques de type arrachage à la pince.
  • Serrure à profil ovale : Les serrures à profil ovale sont un peu moins répandues. Elles sont similaires aux serrures à profil européen à la différence que stator et rotor sont de même largeur.

Rejet d'eau - Jet d'eau

Comme son nom le laisse deviner, le rejet d’eau ou jet d’eau a pour but d’améliorer l’étanchéïté de la porte. Le rejet d’eau se situe sur le bas de la porte. Il sert à protéger de la pluie et autres projections d’eau et permet donc d’augmenter l’étanchéité des joints.

Rouleau

Le rouleau désigne un type particulier de pêne demi-tour. On parle dans le language courant de serrure à rouleaux. Il s’agit néanmoins d’un abus de language est c’est bien le pêne demi-tour qui est concerné et non pas la serrure.

Le pêne demi-tour de type rouleau s’utilise pour les portes s’ouvrant dans les deux sens. En effet un pêne demi-tour classique a une forme en “pente” c’est à dire qu’il dispose d’une face plate et d’une face en pente permettant à la porte d’être fermée par simple pression. A l’inverse le pêne demi-tour à rouleau ne dipose pas de face plate mais deux faces arrondies permettant à la porte d’être fermée en la poussant dans l’axe de l’encadrure indifféremment du sens.

Les serrures équipées de pênes demi-tour à rouleaux sont principalement utilisées dans des contextes de lieux publics, de bureaux, d’ateliers ou encore de cuisines professionnelles. Le but étant d’assurer une coupure d’air, d’eau ou sonore tout en permettant un passage facilité et important.

Serrure

Le mot serrure désigne le bloc mécanique servant à la fermeture et au verrouilage du battant/vantail de la porte.

Le bloc ou coffre de serrure est ainsi généralement composée :

  • D’une entrée/trou du carré aussi appelé fouillot (ouverture accueillant la poignée).
  • Une lumière/trou de cylindre (ouverture accueillant le cylindre).
  • Un cylindre (servant à actionner le pêne dormant et verrouiller déverrouiller la porte)
  • Un pêne demi-tour
  • Un pêne dormant
  • Une têtière
Les serrures multipoints sont conçues pour actionner des points de fermeture supplémentaires en plus du pêne dormant classique.

Serrure à mortaiser et serrure à larder

Les termes de serrures à mortaiser et serrures à larder son des synonymes de l’expression serrure encastrable. Ils désignent tout simplement une serrure venant s’encastrer dans l’épaisseur de la porte.

Serrure bec de cane

La serrure à bec de cane est une serrure ne disposant pas d’un pêne dormant et n’est équipée que d’un pêne dem-tour. Il est donc possible de fermer la porte mais pas de la verrouiller. Ce type de serrure équipe communément les portes située à l’intérieurs des logements.

La serrure bec de cane est ainsi équipée d’une béquille aveugle (poignée aveugle), cela signifie que la plaque de propreté n’est perçée d’aucune ouverture à cylindre puisque la serrure à bec de cane ne dispose pas de pêne dormant et donc pas de cylindre.

Serrure connectée - Serrure intelligente

Les serrures connectées et intelligentes sont relativement nouvelles sur le marché. Elles font toutes deux parties des serrures dites électromécaniques ou électroniques.

La serrure connectée est une serrure déverrouillage à courte ou longue distance via wifi ou bluetooth (application web, application smartphone, télécommande). Ces serrures sont le plus souvent compatibles avec des box domotiques  (Amazon Alexa, Google Home ou Apple Homekit).

Le terme de serrure intelligente est parfois utilisé comme synonyme de serrure connectée, cependant d’un point de vue strictement technique une serrure intelligente n’est pas forcément connectée. C’est par exemple le cas des serrures biométriques utilisant la reconnaissance d’empreintes digitales et qui se répandent de plus en plus sur le marché des serrures électroniques.

Serrure en applique et serrure encastrable

La serrure encastrable est une serrure dont le bloc s’encastre dans l’épaisseur de la porte. Ces serrures sont les plus utilisées.
 
La serrure en applique est une serrure venant se visser directement sur le battant de porte, la gâche est également vissée sur le bâti. La serrure en applique offre en théorie une moins bonne protection que la serrure encastrable. Elle peut toutefois être améliorée, certains modèles comportent en effet une crémone venant compléter le pêne dormant principal et portant ainsi le nombre de points de fermeture à 3.
 
La serrure en applique est souvent utilisée comme solution de rénovation peu onéreuse. Elle permet notamment d’éviter de devoir changer un battant de porte ancien ne pouvant accueillir de serrures encastrables modernes.

Serrure monopoint et multipoints

La désignation monopoint ou multipoints d’une serrure fait référence au nombre de points de fermeture qu’une serrure est capable d’actionner pour les engager dans les gâches du bâti de porte.

La serrure monopoint comme son nom l’indique ne comporte qu’un seul point de verrouillage. Il s’agit typiquement des portes intérieures des habitations et de plus en plus rarement des portes d’entrée. Une serrure monopoint est donc équipée d’un unique pêne dormant pouvant présenter différentes formes (rectangulaire, oblong etc.).

La serrure multipoints présente quant à elle 2 à 7 points de fermeture (hors pêne demi-tour). Ces points peuvent être identiques ou de différents types (ex : un pêne dormant rectangulaire accompagné de deux points ronds ou crochets). Les serrures de sécurité et bloc porte blindés sont pratiquement tous équipés d’au moins trois points de fermeture et de forme ronde.

La principale utilité des points de fermeture, outre renforcer la porte contre les chocs frontaux ou sont arrâchage, est de renforcer la rigidité du battant de la porte principalement dans les coins supérieurs et inférieurs. En effet les coins du battant constituent des points faibles très souvent visés par les cambrioleurs.

Pendant de nombreuses années, la majorité des portes d’entrée qui équipaient les maisons des particuliers présentaient des serrures monopoint, les serrures multipoints représentaint l’exception. Cependant l’évolution de la délinquance et la hausse des cambriolages ont démocratisé l’utilisation des serrures multipoints.

Serrure radiale, serrure paracentrique et serrure micropoints

Les termes de serrures radiales, paracentriques et à micropoints font référence à la conception du cylindre.

La serrure paracentrique ou cylindre paracentrique désigne les cylindres à goupille traditionnels. Dans ce type de cylindre, les goupilles sont situées en rangée sur un seul axe. Pour ce type de cylindre, la variure de la clé (manière dont elle est “taillée”) se situe sur la cote inférieure de la clée.

La serrure radiale ou à micropoints désigne les cylindres à goupille de conception plus récente. Cette architecture de cylindre autorise un plus grand nombre de goupilles et permet donc de renforcer la sécurité face au crochetage. Il est ainsi possible d’ajouter plus de paires de goupilles mais aussi de les disposer sur 2 à 3 axes. Dans ce cas la clé pourra présenter des variures sur ses deux tranches et sur l’une de ses cotes. Cependant cette sécurité reste toute relative si le cylindre n’est pas équipé de goupilles anti crochetage.

Pour différencier une serrure paracentrique d’une serrure radiale à micropoints, rien de plus simple, il suffit de voir de quelle manière insérer la clé. Si la tranche de la clé s’insère de manière verticale, il s’agit d’une serrure ou plutôt d’un cylindre paracentrique. A l’inverse si la tranche de la clé s’insère de manière horizontale, alors nous sommes en présence d’une serrure ou plus précisément d’un cylindre radial ou à micropoints.

Seuil

Le seuil est l’élément fixé sur le sol au niveau de l’encadrure de la porte. Le seuil a pour but de faire la liaison entre les deux différents revêtements au sol et ainsi protéger la séparation de l’usure, de la saleté ou encore des infiltrations d’eau. Il peut aussi jouer un rôle esthétique. Il peut être fabriqué de plusieurs matières telles que le bois, le plastique ou encore le métal.

Targette

La targette fait partie de la famille des verrous. La targette est de conception quasi identique à celle du verrou traditionnel. Elle est constituée d’une tige, plus précisémment d’un pêne plat ou cylindrique coulissant dans une gâche située sur le dormant de la porte (bâti).

Sa principale différence avec le verrou est qu’elle est de moindre envergure. Elle équipe principalement les petites fermetures comme les portillons ou encore les portes de garage à double battant.

Têtière

La têtière est l’étroite plaque métallique située sur la partie latérale d’une serrure. C’est elle qui maintient la serrure encastrée dans son logement. Elle est en effet vissée dans la tranche du battant de porte après mise en butée de la serrure au fond du logement prévu dans la porte. La têtière est traversée par le penne demi-tour et le penne dormant. Le cylindre d’une serrure encastrable est tenu par une visse accessible depuis la têtière.

Traverse

La traverse désigne longues planches de bois ou éléments en PVC horizontaux constituant l’ouvrant de porte ou le dormant (huisserie). S’agissant du battant (vantail) on distingue la traverse haute, la traverse intermédiaire et la traverse basse. La traverse haute de l’huisserie est parfois surmontée d’un linteau.

Variure de clé et variure de cylindre

La variure est le terme utilisé pour désigner la “combinaison” d’ouverture d’un cylindre. Cette variure concerne donc la taille de la clé et la hauteur des différentes goupilles du cylindre. Ainsi la variure de la clé, c’est à dire sa taille, doit correspondre à la variure des goupilles du cylindre afin de permettre la rotation du rotor.

Verrou

Traditonnellement un verrou est un mécanisme en métal utilisé pour verrouiller le battant d’une porte. Il est constitué d’une plaque vissée sur le battant et sur laquelle se trouve une tige ou une barre en métal (pêne plat ou cylindrique) coulissant horizontalement dans une gâche.

Les verrous de porte modernes fonctionnent le plus souvent à bouton, le pêne est ainsi entraîné lors de la rotation du bouton de verrou. Certains verrous peuvent également accueillir un cylindre et faire ainsi office de serrure en applique, ressemblant ainsi dans leur fonctionnement à un cylindre à bouton.

On trouve également de manière très commune des verrous dits verrous baïonnette qui équipent principalement les portes de garage à double battant. Il s’agit de verrous sommaires dont le fonctionnement repose sur un mouvement en deux temps : La rotation d’une tige cylindrique ; puis son enfoncement vertical dans une gâche située sur le sol.

Le verrou ne doit pas être confondu avec le loquet qui est de conception différente bien qu’il remplisse le même rôle.

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